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Archive de nos actualités récentes
28/01/2012
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VÉRITÉS SUR LES TAUX DE CRÉDITS BANCAIRES AU CAMEROUN

Bien que présentant les meilleures offres dans la zone Cemac, les banques du pays son sans pitié pour les Pme et les particuliers. Experts et observateurs avertis de la scène économique camerounaise sont formels : les taux de crédits pratiqués par les banques sont prohibitifs. Mais un récent rapport de la Commission bancaire de l'Afrique centrale (Cobac), le gendarme du secteur bancaire dans la zone Cemac, tend à mettre un bémol à ce tir groupé contre les banquiers camerounais accusés de freiner l'investissement, non seulement en compliquant l'accès au crédit au moyen de conditions rigides, mais aussi en pratiquant des taux d'intérêts élevés.

En effet, publié le 12 janvier dernier, ce rapport de la Cobac révèle que depuis 2009, les banques camerounaises pratiquent des taux d'intérêts bien meilleurs que toutes les institutions bancaires (44 au total) des autres pays de la Cemac, en ce qui concerne les crédits amortissables.

C'est ainsi, par exemple, que le taux moyen en vigueur au Cameroun a culminé à 9,3% en 2010, c'est-à-dire loin de la moyenne de 11% observée sur l'ensemble de la zone Cemac. Le Cameroun est d'ailleurs le seul pays à être en dessous de cette moyenne communautaire, puisque tous les pairs de la Cemac culminent à des taux d'intérêts hors taxes de 11% (Centrafrique, Congo et Guinée Equatoriale) à 12% (Tchad) et 13% (Gabon).

L'on note cependant que par rapport à l'année 2009 au cours de laquelle le taux d'intérêt bancaire moyen pratiqué au Cameroun était de 8,7%, le crédit s'est renchéri de 0,6% en 2010 ; tandis qu'au Gabon, par exemple, le taux d'intérêt bancaire moyen sur les crédits amortissables augmentait de 2,2% sur la même période.

Ce renchérissement du crédit bancaire au Cameroun en 2010 est, selon la Cobac, venu mettre un terme à la tendance baissière observée depuis 2006, année à laquelle ce taux est parti de 15,8% à 11,6 (2008), puis à 8,7% (2009). A côté des taux d'intérêts pratiqués par les banques dans la zone Cemac, le rapport de la Cobac révèle une forte tendance de ces institutions à desserrer l'étau de la cherté du crédit autour des grandes entreprises au détriment des particuliers et, surtout, les Pme pourtant unanimement présentées comme le moteur de la croissance économique.

Risque

«Les particuliers auxquels les banques ont accordé 16,3% et 23,8% des concours en 2009 et 2010 ont payé aux banques 15,8% et 17,4% d'intérêts respectivement en 2009 et 2010. Les entreprises de grands standings d'après la classification interne propre à chaque banque ont payé 8,5 et 8,3% respectivement en 2009 et 2010. Le segment des Pme quant à lui est tarifé à 9% en 2009 et 11,3% en 2010. Ce sont donc les particuliers et les Pme qui ont subit le renchérissement du crédit dans la zone Cemac», fait remarquer la Cobac.

A en croire cette même institution, «le renchérissement du crédit pour les particuliers et les Pme serait lié à la crise financière internationale [de 2008] qui a contribué à accroître les risques sur le marché. Il [le risque] a été amplifié par ailleurs par l'accroissement des besoins de liquidité des Pme, notamment dans le contexte de baisse des recettes d'exportations».

Il n'en demeure pas moins que ce penchant des banques pour les grandes entreprises disposant pourtant d'une large palette de marges de manoeuvre en matière d'accès au crédit, plombe d'une part l'activité économique principalement concentrée dans les Pme, et d'autre part le pouvoir d'achat des ménages, principaux consommateurs des produits et services des entreprises. Cette situation pourrait bien expliquer la modicité des taux de croissance économique enregistrés dans la zone Cemac depuis des années.



Source : Mutations      

12/01/2012
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la BAD octroie 60 millions de dollars américains pour le barrage hydroélectrique de Lom Pangar

Plus de deux ans après la table des bailleurs de fonds tenue en novembre 2009 à Yaoundé pour la levée des fonds relative à cet ouvrage, la Banque africaine de développement (BAD) a décidé d'octroyer un financement de 60 millions USD pour le barrage hydroélectrique de Lom Pangar (Est), a appris Xinhua mercredi dans la capitale camerounaise.

“Le 18 janvier de cette année, on va procéder à la signature de cet accord de financement pour le projet de Lom Pangar”, a annoncé le représentant résident de la BAD au Cameroun, Racine Kane, qui a précisé la cérémonie aura lieu au cabinet du Premier ministre camerounais, Philemon Yang.

D'un coût global de 140 milliards de francs CFA (soit environ 280 millions USD), ce projet porte sur la construction d'un barrage réservoir de près de 7 milliards de m3 de retenue d'eau pour la régularisation du débit du fleuve Sanaga et d'une usine de 25 MW pour alimenter la majeure partie de la région de l'Est. La mise en service du barrage est prévue en 2013.

A la table ronde des bailleurs de fonds de 2009, la BAD et d'autres institutions financières telles que la Banque mondiale, la Banque européenne d'investissement (BEI), l'Agence française de développement (AFD), la Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC) et le Fonds saoudien avaient annoncé des intentions de financement.

Particulièrement, la Banque mondiale avait promis un prêt de 75 millions USD, soit environ 37,5 milliards de francs CFA. Jusqu'à ce jour, ce financement n'est toujours pas approuvé.

Mais alors que le ministre camerounais de l'Economie, de la Planification et de l'Aménagement du territoire de l'époque, Louis Paul Motaze, s'était réjoui du bouclage du financement du barrage au terme des deux jours de concertation, les potentiels financiers avaient conditionné leurs interventions par la présentation d' un plan comptable crédible et des études d' impact environnemental et social du projet.

Avec d'autres projets similaires à Memve'ele et Mékin su Sud, le barrage de Lom Pangar fait partie des réalisations entreprises par les autorités camerounaises pour résorber le déficit énergétique dans le pays, où, pour l'heure, la capacité installée est estimée à 1118 MW, tandis que le gouvernement prévoit de porter la production à 3000 MW d'ici à 2020.



Source : Afriquinfo      

01/01/2012
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Message de fin d’année : Paul BIYA fait de la relance économique une « cause nationale »

Dans son message à la Nation, le 31 décembre 2011, le Chef de l'Etat appelle à un « patriotisme économique » pour faire décoller le Cameroun. Le Président Paul BIYA réaffirme que les dysfonctionnements constatés lors de l'élection présidentielle du 09 octobre 2011 seront corrigés avant les prochaines consultations électorales. Il annonce la célébration « dès que possible » à Buea du Cinquantenaire de la Réunification du Cameroun.

Camerounaises, Camerounais,
• Mes chers compatriotes
,

Nous voici au seuil de la première étape de notre « longue marche » vers l'émergence.

La récente élection présidentielle en a établi des bases solides. Vous avez fait le choix de la stabilité et de la paix, apportant ainsi la preuve de votre intelligence de la situation et de votre sens des responsabilités. Quoi que certains aient pu en dire, ce scrutin a été honnête et a traduit la volonté de la majorité de notre peuple, lequel – je le souligne – n'a pas suivi les appels à protester dans la rue. Je saisis cette occasion pour réaffirmer que les dysfonctionnements qui ont été constatés et qui, de toute façon, n'étaient pas de nature à remettre en cause les résultats de la consultation, seront corrigés avant les prochaines échéances électorales.

Ainsi que je m'y suis engagé, la période qui s'ouvre sera essentiellement consacrée à la relance de la croissance. D'ailleurs, nous n'avons pas le choix. Ou nous avançons, et tous les espoirs nous sont permis. Ou nous faisons du sur-place, et nos problèmes ne feront que s'aggraver. Il faut savoir en effet qu'à l'image de la plupart des pays africains, nous sommes entraînés dans une course poursuite entre notre développement et notre démographie. C'est pour en sortir vainqueurs que nous devons absolument mettre en œuvre la « nouvelle dynamique » que je vous ai proposée pendant la campagne électorale.

Que nous a-t-il manqué jusqu'à présent pour parvenir à stimuler notre économie ?

Je pense que, dans le passé, l'action gouvernementale a souffert d'un déficit d'esprit d'entreprise et que l'administration a péché par immobilisme. Nous devons venir à bout de cette inertie qui nous a fait tant de mal.

Autre ennemi sournois et redoutable, la corruption. Elle est non seulement coupable de prélever une part importante de la fortune publique, mais également responsable du retard dans la réalisation des projets indispensables au redressement économique de notre pays. J'ai dit à plusieurs reprises que nous continuerons sans relâche le combat contre ce fléau. La création du Tribunal Criminel Spécial, dont on peut attendre une accélération des procédures en cours et, on peut l'espérer, le reversement des sommes détournées, illustre notre détermination en la matière.

Au nombre des difficultés que nous avons rencontrées et que nous rencontrons encore pour relancer la croissance, je dois, pour ne pas être injuste, mentionner celles qui tiennent au contexte international. Sans revenir en détail sur l'inégalité des termes de l'échange, les contraintes de l'ajustement structurel et les conséquences de la dernière crise économique et financière, je crois pouvoir dire, sans travestir la vérité, que les excès de la dérégulation, les désordres provoqués par la spéculation et le ralentissement de l'aide publique au développement n'ont pas facilité la tâche des pays comme le nôtre.

Il n'est pas question ici de chercher des excuses pour nos performances insuffisantes mais simplement de rappeler les faits. Si l'on peut, à bon droit, se déclarer déçu des effets de la mondialisation, il est également permis de s'inquiéter de la lenteur des progrès des négociations qui se poursuivent au sein d'instances comme le G8, le G20 et l'OMC, négociations dont le but avoué était de mettre de l'ordre dans l'économie et la finance mondiales, de rendre plus équitable le commerce international et de garantir une plus grande solidarité entre le Nord et le Sud. Or, on le voit, les problèmes du monde occidental, et en particulier celui des dettes souveraines, ont pris le pas sur ceux des pays en développement.

Il en ressort que nous devrons de plus en plus compter sur nos propres efforts, nous inspirer de l'expérience des pays émergents. Pour cela, je crois que nous devrions faire de la relance une véritable cause nationale. Tous les acteurs de notre économie devraient se mobiliser, avec l'aide des pouvoirs publics, pour que leurs efforts convergent vers un seul et unique objectif : faire décoller le Cameroun, comme l'ont fait il y a une trentaine d'années les nouveaux « dragons » asiatiques. Ce « patriotisme » économique pourrait rassembler toutes les forces vives du pays. En disant cela, je pense en particulier aux femmes camerounaises dont le dynamisme est unanimement reconnu mais aussi aux jeunes générations qui ont du mal, en dépit de leurs compétences, à se hisser aux postes de responsabilité.

Pour réaliser ce grand dessein, nous ne sommes pas sans atouts.

Nous avons désormais une feuille de route, le Document de Stratégie pour la Croissance et l'Emploi, qui fixe les objectifs pour la décennie en cours et le cadre dans lequel s'insère notre programmation budgétaire. Celle-ci reposera en 2012 sur la poursuite de l'amélioration de la gestion des finances publiques, notamment par un recouvrement judicieux des recettes budgétaires et un progrès de la qualité de la dépense. L'accroissement des investissements sera favorisé par des mesures fiscales et douanières incitatives. Dans le même esprit, le budget d'investissement public pour 2012 a été sensiblement augmenté. Il sera affecté en priorité à deux grands secteurs : les infrastructures et les filières de production. Parmi d'autres, ces dispositions traduisent la volonté de l'Etat d'agir énergiquement pour accélérer la relance de notre économie.

Je n'aurai pas, je crois, à m'étendre sur le chapitre de nos richesses naturelles. Elles sont connues de tous. Je me bornerai à rappeler les principales :

- Une agriculture disposant de vastes espaces disponibles et de conditions climatiques favorables. On se souviendra que j'ai exposé à Ebolowa les grandes lignes de la « révolution agricole » qu'il faudra à tout prix lancer au cours de ce septennat.

- Des ressources minières, notamment fer, bauxite, cobalt, dont l'exploitation est prévue.

- Des ressources énergétiques, hydroélectricité, pétrole, gaz qui sont en cours d'exploitation ou en projet.

Je n'aurai garde d'omettre nos ressources humaines, nombreuses, laborieuses, bien formées, qui devraient trouver à s'employer avec la mise en œuvre de nos grands projets et l'accélération de la professionnalisation de l'enseignement.

Ces atouts suffiront-ils pour mener à bien notre grand dessein ? La question mérite d'être posée.

Il nous faudra en effet, pour tirer parti de ces facteurs favorables, remettre en cause les comportements qui sont à l'origine de nos déficiences ou de nos échecs. Au premier rang d'entre eux, la recherche du profit personnel au détriment de l'intérêt général, lequel devrait pourtant être la règle d'or du service public. Le Contrôle de l'Etat devra se montrer inflexible à ce sujet. De même, les mauvaises habitudes telles que le népotisme, le trafic d'influence, la fraude qui se sont largement répandus, devront disparaître.

Par ailleurs, nous ne devrons pas nous dissimuler que « la nouvelle dynamique » que nous voulons impulser exigera des services de l'Etat, mais aussi de la société civile, des efforts et un dévouement considérables. C'est de cette forme de patriotisme dont j'ai parlé plus haut, car il ne s'agit rien moins que de sortir le Cameroun de la catégorie des pays en développement pour le hisser au niveau des nouveaux pays émergents. Sachons que c'est là une entreprise de longue haleine qui prendra du temps et de la persévérance.

Nous devrons aussi compter avec l'évolution de l'économie mondiale sur laquelle planent pour le moment de lourdes incertitudes… Dans un tel climat, nous n'avons pas d'autre choix que d'accélérer la mise en valeur de nos ressources en lançant dès que possible nos grands projets. Pour les financer, outre la participation de notre budget d'investissement public, nous aurons recours à l'épargne nationale, c'est-à-dire à l'emprunt, aux bailleurs de fonds, internationaux ou autres, et aux pays amis.

Je ne reviendrai pas en détail sur les grands projets que j'ai longuement évoqués devant l'Assemblée Nationale lors de ma prestation de serment et qui sont repris dans le programme du nouveau Gouvernement. Je compte sur celui-ci – que je considère comme un « gouvernement de mission » – pour consacrer toute son énergie et ses compétences à la réalisation de ces projets. J'y veillerai personnellement.

• Mes chers compatriotes ,

Je suis bien conscient que les efforts que je vous demande pour soutenir notre dessein commun ne doivent pas aller sans contrepartie. Il est temps pour vous en effet de recueillir les fruits des sacrifices que vous avez consentis.

Si, comme je le pense, nous réussissons à relancer vigoureusement notre activité économique, la situation de l'emploi devrait sensiblement se détendre. Les couches sociales les plus touchées par le chômage, les jeunes notamment, pourraient accéder à la vie professionnelle et voir leur sort s'améliorer. Nous ferons tout pour qu'il en soit ainsi. L'Etat, d'autre part, continuera à ouvrir la fonction publique dans la mesure de ses moyens.

Mon autre priorité, vous le savez, est d'améliorer les conditions de vie de notre population qui ne sont pas toujours dignes d'un pays comme le nôtre. La relance de la croissance devrait nous donner sur ce plan des marges de manœuvres plus importantes. Qu'il s'agisse de la santé, de l'éducation, du logement, de la sécurité sociale, de l'accès à l'électricité, à l'eau potable, soyez sûrs que les engagements que j'ai pris seront tenus dans toute la mesure du possible.

• Camerounaises, Camerounais,
• Mes chers compatriotes
,

Voilà, résumés, les termes du contrat qu'investi de votre confiance, j'ai passé avec vous le 03 novembre devant l'Assemblée Nationale. Nous nous sommes ainsi engagés à faire ensemble du Cameroun une République exemplaire, une Nation respectée à l'extérieur, un Etat juste qui assure l'égalité des chances, un pays où la richesse nationale sera équitablement répartie.

Ce défi est sans doute un des plus importants auquel nous ayons eu à faire face depuis l'introduction de la démocratie dans notre pays. Le moment est maintenant venu de décider si nous voulons jeter toutes nos forces dans la bataille pour relancer notre économie et apporter des conditions de vie convenables à la majorité de notre peuple.

Pour ma part, j'ai la conviction qu'ensemble nous pouvons y parvenir. Si, comme je le pense, je peux compter sur vous comme vous pouvez compter sur moi, je ne doute pas que nous arrivions à nos fins.

Avant de conclure, je voudrais dire que le Cinquantenaire de notre Réunification, intervenue, comme vous le savez, le 1er octobre 1961, sera célébré avec toute la solennité nécessaire. Seule la concomitance de la date de l'anniversaire de cet événement historique avec celle de l'élection présidentielle nous a empêchés de le commémorer au moment où nous l'aurions souhaité. Il le sera dès que possible, à Buéa, avec toute la dignité et la ferveur voulues, car nous ne devons jamais oublier que la Réunification fut le premier pas de notre Nation vers son unité.

• Mes chers compatriotes ,

Laissez-moi maintenant vous présenter, à toutes et à tous, mes vœux les plus sincères de santé et de bonheur, pour la Nouvelle Année.

Bonne et heureuse Année 2012.

Vive le Cameroun !

Yaoundé, le 31-12-2012

 



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